Montrons l’exemple à nos enfants

Mai 7, 2018 par

Montrons l’exemple à nos enfants

Salut à toutes et à tous,

Aujourd’hui, je vous propose un article que j’ai le plaisir de rédiger dans le cadre de la campagne « For Generations To Come » du WWF Suisse, pour lequel je suis sponsorisée.

Le slogan de cette campagne est clair : « Protégeons le monde pour nos enfants. Ils n’en ont pas d’autre ». Et je rajouterai, montrons-leur le bon exemple au quotidien, par un mode de vie zéro déchet. Car un autre mode de vie est possible, et le zéro déchet est un excellent guide.

Cela fait 2 ans que je suis les chemins du déchet minimum, et toute la famille n’est pas forcément enchantée. Monsieur est un grand sceptique. Après ses courses, il serait prêt à ramener 18 sacs en plastique à la maison juste pour me narguer….grrr, restons zen. En revanche, Junior en Vrac, bientôt 6 ans, est entré dans la démarche avec plaisir et curiosité. Je vais vous lister quelques-unes de ses déclarations, des petites pépites qui me rappellent que donner l’exemple est une méthode éducative plutôt efficace.

 

Maman, c’est en plastique ça?

Cette question peut paraître anodine. Mais en réalité, en se questionnant sur la matière de l’objet, il se pose deux questions sous-jacentes, celle de la durabilité et du cycle de vie. Est-ce que cela vaut la peine d’acheter cet objet? Va-t-il durer dans le temps ou se casser facilement? Où va-t-il terminer son chemin en fin de vie? À son âge, mon fils est conscient que la plupart des plastiques, ne sont pas recyclables.  J’ai commencé à mes poser la question des matériaux et de la composition des objets que j’achète il y a si peu de temps, c’est dingue de penser que Junior en Vrac est déjà si intéressé.

Bien sûr, il se demande aussi si maman sera d’accord d’acheter. Peu de chance pour que maman achète un jouet en plastique ou des gros tubes de bonbons en spray, encore moins ces sortes de boule plastique surprises horribles. Pas bête l’oiseau ;). Je peux faire des exceptions avec la seconde main. Autant dire qu’une fois le palier de la brocante foulée, il se sent pousser des ailes, le môme!

 

Elles sont bio ces endives?

Tu t’en souviens Lara?

Alors que Junior en Vrac était en course avec ma sœur, il s’est permis une petite remarque déconcertante sur ses achats…

Il préfère des produits naturels aux produits chimiques. Le bio c’est bon pour la planète, ça protège le sol et l’eau, ça ne pollue pas. Pas question d’utiliser le gel douche pour hommes qui traîne à la salle de bain, il préfère se doucher avec un savon solide tout doux « c’est meilleur pour ma peau ».

 

C’est pas bon pour les océans

Junior en Vrac est sensible aux questions touchant l’environnement. Il lui arrive parfois de faire la morale à son père : « mais papa, t’as pas pris un sac à dos? Tu sais que les sacs en plastique risquent de finir dans l’océan? Tu imagines les pauvres poissons? » Et moi pendant ce temps-là, je sifflote en regardant ailleurs, dissimulant un sourire plein de dents.

D’ailleurs, plus près de chez nous, ce sac en plastique pourrait bien terminer sa course dans le lac Léman. Tiens, ça me donne une idée. Je vais profiter de l’événement Net’Léman pour sensibiliser Junior aux problèmes de la pollution de notre cher et tendre lac de Genève (aïe, mal aux oreilles). Le dimanche 27 mai 2018, c’est le jour où les déchets, repêchés la veille par les plongeurs bénévoles,  seront comptabilisés. Il s’agit de plusieurs tonnes chaque année et je pense que cette image de montagne de déchets peut faire son petit effet.

 

Ça existe des fermes qui sont gentilles avec les animaux?

Il y a quelques semaines, nous avons eu une discussion autour d’une bouteille de lait, j’achète de temps en temps 1 litre. Je raconte à Junior en Vrac que la vache donne du lait parce qu’elle attend un bébé et que son lait devrait servir à l’allaiter. Mais qu’en réalité, le veau est retiré à sa maman et finit en barquette à la Migros. Un peu cash, j’admets, mais je n’ai rien inventé, non?

Le lendemain, il me demandait s’il existait des fermes qui sont gentilles avec les animaux. J’ai eu de la difficulté à répondre, vous pouvez peut-être m’aider? Je sens qu’il s’interroge de plus en plus à la question de la provenance des aliments, de la viande par exemple. Sa conscience est en éveil sur l’origine des produits animaux et leurs conditions de production. Un petit végétarien en puissance ? 😉 Je me réjouis de pouvoir développer la question avec lui dans les années à venir.

 

 

J’ai pris ma gourde

Lorsqu’il s’agit de préparer son sac, Junior en Vrac pense avant toute chose à prendre quelques jouets, sa casquette et…une gourde! Il aime passer du temps autour des fontaines et s’amuser avec l’eau. D’ailleurs, il connaît bien leurs emplacements en ville de Lausanne. C’est tellement chouette et valorisant de le voir apprendre à anticiper et à choper les bons réflexes.

Après, il faut dire qu’il aime de temps-en-temps boire une boisson sucrée dans une bouteille en PET. Il sait que ce sont des exceptions et qu’après on se rend ensemble à la déchetterie mobile de quartier pour les trier.

Bravo mon fils, tu es vraiment le fils de ta mère toi (jet de fleurs)!

Montrer l’exemple avec bienveillance

La démarche zéro déchet, s’inscrit dans une approche individuelle et positive. Le zerowasteur n’est pas là pour pointer du doigt, au contraire, il salue et encourage chaque effort, si, si! Tu prends un sac réutilisable quand tu vas faire tes courses? On adore, on est déjà fan!

Le zéro déchet, ce n’est pas une compétition des plus belles étagères de bocaux dans les armoires de la cuisine, des plus jolis petits sac à vrac du monde (même si j’en ai des super choux quand même) ou du plus petit bocal de déchets produits par année. Ça, c’est la pointe de l’iceberg les gars. C’est avant tout le choix d’un mode de vie durable, de nouvelles pratiques et réflexions au quotidien.

J’ai choisi un mode de vie qui minimise mon impact sur l’environnement. Cela peut sembler n’être qu’une goutte d’eau dans l’océan, mais cette petite gou-goutte me réchauffe le cœur et l’âme. Comme le colibri, qui fait sa part face à l’incendie de sa forêt, en arrosant la quantité de flamme qu’il peut, je décide de faire ce que je peux à mon échelle. Je décide d’écouter la parole de Gandhi et « d’être le changement que je veux voir dans le monde ».

Ce chemin fait sens à mes yeux, me permet de faire vivre mes valeurs au quotidien et me procure de la joie. L’idée est de démontrer, au quotidien, qu’un autre mode de vie est possible et si cela peut en inspirer certain, tant mieux, et si c’est mon fils encore mieux 🙂

Big up à mon fils, I love you dude.

Take care of you and of the planet.

#forthegenerationstocome

1 Comment

  1. Daniela

    Quel bel exemple que tu donnes à ton fils, big up à toi Gabrielle!

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