Minimalisme – Episode°1 : Simplifier son quotidien

par | Août 13, 2019 | 0 commentaires

Introduction

Suite au sondage du mois dernier qui avait révélé votre envie d’en savoir plus sur le minimalisme et la simplification de son quotidien, je me suis donc mise à écrire frénétiquement un article et me suis vite rendu compte que le sujet était particulièrement vaste.

Plusieurs épisodes

Le désencombrement est un processus qui peut être long, j’ai donc décidé de consacrer une série d’articles sous la forme d’épisodes plutôt qu’un seul article méga-long. Je vous proposerai par la suite un pdf téléchargeable.

Ainsi je prendrai le temps de développer le sujet, les avantages, les inconvénients, pourquoi c’est essentiel pour la planète, comment désencombrer pièce par pièce, comment trouver des astuces concrètes, etc.

Ce premier épisode sera une introduction à la simplification, il vous paraîtra peut-être un peu théorique mais il est important de poser les bases et de questionner ses motivations. J’aimerais qu’il vous inspire dans votre prise de conscience et vous aide à vous poser les questions nécessaires pour débuter ce changement avec motivation.

Minimalisme : Introduction

 

Mon chemin vers le minimalisme

Lorsque je me suis lancée dans le zéro déchet, il y a 4 ans à peu près, j’ai commencé par suivre la règle des 5 « R » (refuser, réduire, réutiliser, recycler, rendre à la terre) dont le deuxième commandement préconise de réduire et donc « SIMPLIFIER ».

Je me suis donc attelée au désencombrement de mon appartement. J’étais très motivée car je voyais l’exercice comme une façon de faire de l’ordre dans ma vie et de me détacher des vieux et mauvais souvenirs, j’avais décider d’aller mieux après une période de vie difficile !

Il faut savoir que je n’ai jamais été une grande consommatrice. Dans ma famille, nous avons toujours dû compter, nous n’avons jamais rien eu sans économiser et nos parents nous ont appris à toujours nous poser des questions avant d’acheter (merci maman). En tant qu’adulte, avant de lancer le processus, j’ai également souvent dû faire attention à mon budget, je n’ai jamais aimé les fringues et les modes matérialistes et ne n’ai jamais eu d’appartement de plus de 40m2. Je n’étais donc pas le cliché de la consommatrice débordée et POURTANT !

Lorsque j’ai commencé, je me suis rendu compte du nombre incroyables d’objets que j’avais et surtout d’objets qui traînaient dans des boites et des cartons et dont j’avais parfois carrément oublié l’existence !  

Aujourd’hui, après environ 4 ans, je suis encore sur le chemin du minimalisme. L’ensemble de mes objets tiennent dans un fourgon, mais je me trouve encore envahie. Mon bureau est toujours trop chargé, j’ai encore trop de bibliothèques (2), trop de cartons dans la cave (3), trop d’ustensiles dans ma cuisine, trop de bijoux inutilisés dans ma salle de bain, etc. Je ne me retrouve pas encore dans la simplification. Rien ne rentre chez moi sans qu’une autre n’en sorte et pourtant je me sens encore trop encombrée. La faute à 15 ans de vie sous la tutelle consumériste.

Je suis en progression constante !

 

Ce que la simplification m’a apporté

Tout d’abord beaucoup de sérénité car j’ai mis au point ma vie. J’ai pris les choses en main et réglé les problèmes qui m’empêchaient d’avancer. J’ai libéré mon esprit de tous ce qui me retenaient affectivement, j’ai ainsi digéré les épreuves en quelque sorte et fait de la lumière dans l’avenir.

Je ne pense plus aux choses que je possède, je ne suis pas stressée qu’on me les vole, je ne dois plus les nettoyer, les réparer, les changer lorsqu’ils sont cassés, j’envisage mes déménagements sereinement. C’est une charge mentale considérable en moins. Sans compter le temps gagné à ne pas s’occuper de tout ça.

Ajouter à cela que je n’ai pas l’envie d’acheter, que je n’ai pas envie d’avoir plus, ça repose je peux vous le promettre.

J’ai surtout ce sentiment de redevenir actrice de ma vie. Choisir ce que je mange, ce que j’achète, comment je dépense mon argent, sans que mes choix soient dictés par les faux besoins inspirés de la société de consommation. Je me sens en phase avec mes valeurs et ma vie. Et je ne parle même pas des économies, finalement, ce n’est pas le plus important.

 

« Être ce n’est pas avoir mais bien vivre, partager, sentir, faire ». Famille zéro déchet.

Le minimalisme : A la recherche du vrai bonheur ?

Pourquoi vouloir simplifier sa vie ? pourquoi réduire ? Il est impératif de vous poser la question.

Pour ma part, la recherche essentielle était : Le bonheur.

La recherche du bonheur, mais c’est quoi d’abord ? qu’est-ce que ça signifie ?

En y réfléchissant, je me suis rendu compte à quel point le bonheur était défini par ce que la société nous poussait à croire. Une grosse voiture, une belle garde-robe brushing et ongle manucuré, des voyages, un bel appartement, des objets hightech à la mode, etc. Ce qui nous maintien dans un besoin de posséder, d’acheter, d’avoir toujours plus d’argent etc. Je me suis rendu compte que c’était un stress perpétuel qui une fois assouvi revenait 2 jours plus tard.

 

Le bonheur par ce que je suis et pas ce que je possède

Il fallait donc trouver l’indépendance. Je ne voulais plus être dépendante de l’acte d’achat pour être bien dans ma vie et me sentir vivante. La recherche du bonheur devait donc mettre en avant ce que je suis et pas ce que possède. Rechercher la richesse d’esprit pour avoir un rapport au monde plus vrai.

Pourquoi consommons-nous ? Parce que le monde nous le dit. Parce que la société de consommation nous fait croire que pour être heureux.se, il faut en avoir autant que son voisin, et si on en a plus, c’est mieux ! Elle nous met ainsi en perpétuelle compétition les uns envers les autres et soi envers soi. Elle nous pousse à nous détester et est source d’angoisses et de complexes que nous cherchons à apaiser … en achetant.

La simplicité volontaire, la non-possession permet donc de nous concentrer sur l’essentiel : nous-même et notre bien-être, le vrai. Trouver un équilibre sans aller dans les extrêmes et se laisser la place pour respirer, pour vivre et laisser l’être s’exprimer.

 

La simplification alliée essentielle du zéro déchet

Dans la règle des 5 « R » du zéro déchet, réduire vient en 2ème position.

Réduire, c’est décider d’adopter une consommation mesurée et réfléchie et ainsi aider la planète de façon active et efficace. C’est lutter contre la raréfaction des ressources, c’est préférer la durabilité, la simplicité et l’expérience aux biens matériels. Réduire c’est ne plus s’inquiéter de ce qu’on a et de ce qu’on n’a pas.

Nous le savons, le mode de vie occidental a beaucoup trop d’impact sur notre environnement. Nous produisons trop, nous gaspillons, nous jetons et nous épuisons les ressources naturelles de la planète et si tous les pays du monde vivaient comme nous … bref, ça n’est pas possible ! Chercher la simplicité, c’est contribuer à offrir à nos enfants et à ceux du monde entier la possibilité de vivre mieux pour tous dans un monde durable.

Le jour ou je me suis vraiment rendu compte qu’en Suisse nous étions privilégiés et que de notre privilège découlait beaucoup de souffrance à l’autre bout de la planète, je me suis dit que je ne pouvais pas grand-chose mais que le petit peu que je pouvais faire, j’allais le faire ! Et je vous assure, ça fait du bien 😀

Par ailleurs, le minimalisme réduit les déchets. La plupart de nos déchets proviennent des emballages, quittance et autres étiquettes. Une autre partie de nos déchets vient des objets cassés/périmés que nous débarrassons. Vous l’avez compris… Choisir la simplicité, c’est faire un pas dans le zéro déchet.

 

La peur de se lancer

Changer ses habitudes fait peur, surtout lorsqu’il s’agit de faire du vide ! C’est normal, pas d’inquiétudes, ça ne signifie pas que vous ne pouvez pas le faire ou que vous n’êtes pas prêt !

Les objets permettent de satisfaire un besoin affectif, possessif, ils nous sécurisent. Nos objets mettent un filtre sur notre réalité et nous empêchent de faire un point sur notre vie en comblant de façon éphémère une pulsion irrationnelle. Nous satisfaisons nos problèmes par l’achat qui nous procure du bonheur directement et simplement, tout comme le chocolat ou la nourriture.

Simplifier son quotidien demande de se détacher et de reprendre notre vie en main. Redéfinir ses besoins et revoir son cheminement personnel. Ça nous met en face de nos soucis intérieurs, ceux qu’on refuse de voir et qu’on chercher à combler par l’acte d’achat notamment.

Désencombrer nous oblige à affronter le vide, cela peut faire ressortir nos mal-être enfouis, mais n’est-ce pas le moment de les accueillir pour les régler ? Lorsqu’on se libère, on s’autorise à se questionner sur nos besoins réels, sur nos maux profonds, à les résoudre et à faire la paix intérieurement.

Définir ses besoins

Vous devez définir vos besoins. Vivre plus simplement ne signifie pas vivre dans un environnement épuré, sans vie, sans vos passions et vide. Il faut, au contraire, définir vos besoins de base, mais également vos besoins de mode de vie, ceux qui vous ressemblent et qui vous apportent de la joie.

Je me suis vite rendu compte en désencombrant mon appartement qu’un certains nombres d’objets étaient liés aux activités qui me rendent heureuse :

Je suis sportive, j’aime les activités d’extérieur, le jardin, l’escalade, l’équitation, le trek et camping, la moto, la course à pied, … Toutes ses activités m’apportent du bonheur et sont basées sur une expérience et pas sur le bien matériel, mais pour les pratiquer, j’ai besoin d’un certain nombre de matériel. Je devrai donc toujours trouver l’espace de rangement pour ces affaires, j’ai toujours 1 sac pour l’escalade, 1 sac pour l’équitation, 1 sac avec les affaires de trekk, une zone pour les affaires de courses à pied, un espace pour les poids de musculation, etc.

Je travaille également beaucoup avec mon ordinateur, ma tablette graphique, je suis musicienne et j’ai donc des partitions, un piano, divers instruments, un micro, etc.

C’est immuable. La seule chose que je puisse faire est de simplifier ce matériel. Je n’ai qu’une paire de chaussure pour chaque activité, qu’une cravache, qu’une tente, etc. Je ne rachète du matériel que si l’ancien est abimé. J’essaie d’être minimaliste dans chacune des activités. A-t-on besoin de 3 ordinateurs, 3 cravaches, 3 paires de chaussures de courses ?

Ce que j’essaie de montrer, c’est que oui vous devez vous détacher au maximum des objets, mais vous devez définir lesquels sont importants pour réaliser les expériences qui sont chères pour vous et votre famille.

Tout le reste est superflu.

 

 

Débuter le désencombrement

Débuter le minimalisme est un cheminement, un processus. Certains feront les changements très rapidement, d’autres mettrons peut-être plusieurs années. L’important c’est de faire les choses à votre rythme en respectant vos besoins MAIS de COMMENCER !

Je ne vais pas vous mentir, vous devez être motivés ! Désencombrer ça prend du temps ! Il faut que votre prise de conscience et votre motivation à changer pour VOUS soi assez forte.

 

Simplifiez : Les questions à se poser

Choisissez la pièce dans laquelle vous vous sentez le plus oppressé par les objets.

Sortez tout au milieu de la pièce et c’est parti posez-vous les questions suivantes :

  • Est-ce qu’il m’est utile ? en ai-je besoin ?
  • N’ai-je pas déjà un objet susceptible de remplir ces mêmes fonctions chez moi ?
  • Est-ce qu’il m’apporte de la joie ?
  • Depuis quand ne l’ai-je pas utilisé/lu ?

 

Faites des tas

  1. Les objets dont vous voulez vous séparer.
  2. Les objets pour lesquels vous hésitez. A réfléchir.
  • Débarrassez vous rapidement du tas « débarrasser ». Donnez, vendez, jetez.
  • Mettez-le tas à réfléchir au grenier, cave ou dans le fond d’une armoire et n’y touchez plus. Si dans 3 mois, vous le ressortez et que vous avez oublié ce qu’il y a dedans, c’est que vous pouvez le débarrasser définitivement.

Se lancer des petits défis peut vraiment aider au départ. Si vous entreprenez de débarrasser une bibliothèque, essayez d’en réduire les 50% par exemple.

 

Et si j’en avais besoin ?

On a toujours peur de manquer, mais en réalité, la plupart des objets que nous gardons « au cas où » ne nous servent jamais ou peuvent être remplacer, ou être prêtés.

J’applique pour cela une règle simple : 2 ans dans un placard = au revoir !

Puis en deuxième tri : 1 an dans un placard = au revoir !

 

Je n’arrive pas à me séparer des objets !

Un des problèmes majeurs que nous rencontrons est de ne pas réussir à se séparer des objets.

Revenez toujours à vos questions fondamentales :

  • Qu’est-ce qui me retient à cet objet ?
  • Est-ce qu’il pourrait me servir plus tard ?
  • Est-ce un cadeau ?
  • Sont-ils périmés ?
  • Sont-ils reliés à un souvenir, une émotion particulière ?

Essayez de comprendre la raison profonde qui vous retiens à l’objet. Demandez vous toujours s’il vous apporte de la joie et si vous l’aimer vraiment.

Dans le cas où un objet est relié à un souvenir ou une émotion, sachez que les objets incarnent physiquement les souvenirs, parfois c’est bon, parfois non, ils contribuent à entretenir une charge mentale. Choisir de simplifier, comme je le disais plus haut, c’est choisir de remettre en question.

Osez regarder en face ce qui vous raccroche aux objets.

Si je dois prendre mon exemple en toute honnêteté, j’ai beaucoup de peluche mignonnes et douces, et j’ai énormément de mal à m’en débarrasser. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas totalement réglé mon problème d’insécurité affective et que ces peluches me réconfortent.

Réduire, c’est aider son esprit à lâcher la charge mentale liée aux objets et demande de se détacher de la matérialisation de nos affects. Ça demande des efforts mais cela paie en indépendance retrouvée et en sérénité intérieure.

Lorsque vous avez déjà réussi cette étape, vous avez déjà fait la moitié du chemin !

 

Mesurer le chemin parcouru

Pour garder la motivation dans le temps, mesurer le chemin parcouru aide efficacement.

Faites des photos de vos tas d’affaires à trier, de vos étagères avant/après, de vos pièces allégées et de vos penderies aérées.

 

Lancez-vous des défis !

Et si on profitait de la lecture de cet article pour s’y mettre vraiment ?

10 jours pour lancer le processus

  • Débarrassez-vous d’1 à 3 objets par jour pendant 10 jours.
  • Préparez un sac à débarra.
  • Chaque jour mettez y 1 objet et prenez-le en photo avant !

Taguez moi sur vos stories instagram ou facebook et utilisez-le #levsimplifier, envoyez-moi vos photos ou vidéos, je me ferai un plaisir de les partager ! Si ça peut vous aider à vous motiver alors GO !

 

Dans les prochains épisodes :

  • Que faire des objets que je débarrasse ?
  • La chambre
  • La cuisine
  • Le bureau et salon
  • La salle de bain
  • Les vêtements et chaussures
  • Le minimalisme non matériel
  • Avantages, inconvénients.
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